Philippe Meyer, il me fait rire, et par les temps qui courent...

Publié le par bénédicte

Philippe Meyer
Chroniqueur et animateur radio et auteur d'essais et chroniques, dont le dernier s'intitule

"Un parisien à travers Paris"

"Une erreur à ne pas commettre - elle est fréquente - serait de ne pas se défier de ceux qui se déplacent par le même moyen que soi. Si l'homme est un loup pour l'homme, le cycliste est une hyène pour le cycliste, le deux roues un mandrill (ou singe bagarreur) pour le deux roues, l'automobiliste un chacal pour l'automobiliste, et le piéton lui-même est devenu un chien pour le piéton.
On voit là que l'urbanité peut difficilement passer pour la qualité des citadins de Paris, en tout cas lorsqu'ils se déplacent."

"L'automobiliste a longtemps été le roi des animaux.(...) Il me semble difficile de comprendre le comportement des conducteurs de voiture d'aujourd'hui sans faire l'hypothèse qu'il reste au fond du cerveau reptilien de chacun une trace mnésique de la période où il fut roi, et ceci quel que soit son âge."

"(..) Cela donne une circulation énervée et fébrile dont les modes sont imprévisibles. C'est d'ailleurs là son principal défaut.(...) L'automobiliste s'y comporte en cyclothymique, tantôt furibond, tantôt prostré, un temps prêt à déboiter incessamment pour gagner un mètre ou deux, un autre temps ahuri par l'adversité et ne klaxonnant que pour se persuader lui-même qu'il n'est pas mort."


Je confirme après 11 ans de pratique 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article