dossier au poil

Publié le par bénédicte

Concernant l'épilation, dans ma famille deux courants s'opposent: l'électrique et l'oriental. Bien que certaines fois ils se rejoignent. 


Ayant vu ma mère aux prises avec un caramel collant plus aux jambes de ma soeur, qu'à la bande de tissu sensée entraîner les poils avec elle. J'ai préféré poursuivre mes explorations du côté de la technologie, serte moderne mais néanmoins vicieuse. Pour
celles qui se souviennent ça donnait ça  l'epilady.
Un ressort qui en tournant écartait ses spirales afin de saisir le poil, pour ensuite les resserrer et l'emmener dans sa furie vrombissante. Le ressort faisait ce qu'il pouvait, mais sa capacité à pincer le poil restait aléatoire et quand il ne faisait que le tirailler, ça tapait sur les nerfs. d'autant qu'on a deux jambes.

Les malheureuses qui ont essayé de s'en servir pour autre chose que les jambes s'en souviennent encore. Le mien était une sous marque, acheté en Turquie sur un marché. Et vu la pilosité locale je me suis dis qu'il serait plus résistant. je ne m'étais pas trompée. Il a si bien résisté que je ne pouvais pas décemment m'acheter tous ces modèles bien plus civilisés qui ont fleuri par la suite dans le commerce. C'est donc la période où ma soeur et moi pratiquions de manière différente l'épilation orientale.

Je pourrais vous transmettre sa recette de caramel au citron (elle l'utilise encore). Mais je n'ai pas plus aujourd'hui qu'hier le courage de la tester. Car même quand ça marche le bruit du tissu tiré d'un coup sec me fait froid dans le dos. Et puis je ne voudrais pas me sentir responsable de brûlures au troisième degré (ce serait bête juste avant l'été). Le caramel bouillant c'est quand même à manier avec précaution.

La crème dépilatoire
 peut paraître plus douce, elle m'a pourtant laissé un souvenir cuisant. J'avais les jambes dans la baignoires, enduites de crème rose puant l'amoniaque (ils ont dû améliorer depuis), lorsque j'ai entendu la sonnette. L'amoureux était en avance. j'ai juste pu courir pour ouvrir la porte et retourner m'enfermer dans la salle de bain. je me demande si cet accueil un peu particulier n'a pas contribué à ternir nos relations?  

Le rasoir est hors sujet,
ce n'est pas de l'épilation.

Reste la pince.
Pour les patientes, les minutieuses, les maniaques. Et les sourcils (auxquels je n'ai jamais touché en ce qui me concerne) ou la moustache, mais comme je n'en ai pas (hors de question d'avouer, même sous la torture. Je serai déjà rodée).

Mais on ne sait jamais si je commençais à en avoir, je suis prévoyante, donc j'ai investi dans des
bandes visage zone sensible de Laurence Dumont, Bio, douceur 100% naturelle. 
Une gamme complète de produits dépilatoires (il y a même de la cire au sucre)
Je n'y crois pas pour la douceur mais puisqu'il faut "souffrir pour être bio". Remarquez, elle ne donne pas son adresse pour le cas où on trouverait ses promesses un peu "électorales"


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