l'odeur de l'homme

Publié le par bénédicte

encore un beau livre de Marie Ange Guillaume, un recueil de chroniques
 Eloge de la paresse: "essayez. Un dimanche de janvier tristouille et bas de plafond, levez-vous à l'aube et révisez le programme de la journée: se pomponner, faire le marché sous la pluie, préparer deux repas équilibrés pour quatre personnes, déguiser la petite en enclume pour son anniversaire à thème, arriver à plonger le préado et ses baskets dans un bain moussant, etc. Respirez à fond et envoyez tout le monde à Eurodisney. Recouchez-vous pour le reste de la journée, sans rien faire d'autre que crapahuter jusqu'au frigo en cas de famine et jusqu'aux toilettes en cas d'urgence. Sur le trajet, si vous rencontrez une chaussette qui traîne, ne la ramassez pas - c'est plus difficile qu'on ne croit, parce que c'est machinal. En revanche quand vous revenez de la cuisine avec une tartine beurrée, vous pouvez vous caler au fond du canapé et appeler une copine avec qui vous parlerez des avantages de la couette sur l'édredon (ou le contraire), et de cette époque farfelue où la femme participait activement à sa libération en prouvant que bosser à plein temps et élever des triplés (en restant pimpante) était à la portée de la première venue.

Pour parler comme la météo marine, faites vous une vie "belle à peu agitée" avec parfois pour rigoler, un "vent force 4 mollissant dans la nuit". Et guettez attentivement les premiers symptômes de rechute. Si vous vous surprenez à astiquer les chaussures en épluchant les carottes, avant de péter les plombs, ruminez ce proverbe africain: "Pagayer contre le courant, ça fait marrer les crocodiles" 
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